Augmentation mammaire par prothèses, implants mammaires
Augmentation mammaire par prothèse mammaire ou implant mammaire
La pose d´implants mammaires ou prothèses mammaires est la meilleure technique pour obtenir une augmentation de volume des seins.
L´ implant
L´enveloppe est en silicone polymérisé. Le contenu est soit du gel de silicone cohésif soit du sérum physiologique. Certaines prothèses peuvent être entourées de mousse de polyuréthane, ce qui réduit statistiquement le risque de contracture capsulaire .
Selon les cas (morphologie du thorax, hauteur des seins ...) on peut utiliser des implants soit ronds , à base circulaire soit dits anatomiques en forme de goutte d´eau.
Plusieurs voies d´introduction peuvent être utilisées
PRE MUSCULAIRE RETRO MUSCULAIRE
Position de l´implant
L’implant est simplement introduit dans un espace ou « loge » réalisé par décollement des tissus en arrière de la glande mammaire ; cet espace est adapté au volume de l’implant ; l’implant n’est pas fixé et reste libre dans cette loge en adhérant plus ou moins à ses parois.
Au bout de quelques semaines à quelques mois, l’implant est entouré d’une fine membrane collagénique produite à partir des tissus environnants que l’on appelle « capsule » (cf § complications, ci-après : cette capsule peut se rétracter, s’épaissir, déformer et durcir la prothèse : c’est ce que l’on appelle une« coque »).
L’implant peut ainsi être placé devant ou derrière le muscle grand pectoral (cf schéma). Il existe des avantages et des inconvénients pour chacune des positions . C’est votre chirurgien qui, ayant soigneusement analysé vos différents paramètres, choisira au mieux la position de l’implant qui présentera le plus d’avantages et le moins d’inconvénients pour vous.
Durée de vie de l´implant
Toute prothèse s’use par frottement interne ou par altération chimique de sa membrane et ne pourra donc être conservée une vie entière mais devra être remplacée :
pour les prothèses renfermant du sérum physiologique, celle-ci peuvent être conservées tant qu’elles ne se dégonflent pas. Leur durée de vie est le plus souvent inférieure à 10 ans, car elles plissent et le percement se réalise par usure sur un pli. Elles peuvent ainsi se dégonfler de façon imprévisible quelques mois ou quelques années après leur mise en place. Quand le dégonflement apparaît, la prothèse se vide complètement très rapidement (en 10 jours environ). Il n’y a pas d’urgence, mais il faut la remplacer sans trop tarder ;
pour les implants contenant du gel de silicone, il faut remplacer ces implants de principe à la fin de la période de validité de la prothèse sans attendre des complications. En effet le gel de silicone contenu dans la prothèse est irritant pour les tissus environnants et peut lorsque la membrane est lésée provoquer des réactions inflammatoires au niveau de la capsule et des tissus entourant directement la prothèse avec épaississement et rétraction de ceux-ci : on a alors une « capsulite rétractile » communément appelée « coque » avec déformation et induration du sein. Des réactions inflammatoires peuvent aussi apparaître plus à distance, par migration du silicone, au niveau de la glande mammaire, du muscle pectoral des ganglions lymphatiques avec apparition d’induration et de masses palpables (siliconomes).
Aucun examen radiologique (mammographie, échographie, IRM …) n’est suffisamment fiable pour préciser l’état exact de la prothèse ; en effet, avant que la membrane prothétique ne soit complètement rompue, il existe un suintement difficilement détectable.
. avec les prothèses en gel de silicone « ancienne génération » (posées en France avant 1995) la durée de péremption était de 10 ans ; c´est-à-dire que de principe au bout de 10 ans, il faut que ces implants soient remplaçés.
. avec les implants en gel de silicone de "nouvelle génération" (posés en France à partir de l’an 2000) la durée de péremption devrait être plus longue, au-delà de 10 ans, car ces implants sont bien plus fiables. Il est encore trop tôt pour donner plus de précision sur cette durée qui sera précisée par l’étude de l’état des prothèses lors des changements successifs à partir de 2010.
Les suites opératoires
durée de l’hospitalisation : 1 nuit en général
douleurs : c’est une opération douloureuse surtout pour la première nuit post opératoire : c’est pour cette raison que vous la passerez à la clinique qui dispose de tous les moyens pour vous calmer.
Les douleurs vont décroître progressivement et s’atténuer en 8 à 10 jours. Des antalgiques adaptés et puissants vous seront prescrits. Ces douleurs post opératoires sont moins importantes quand les prothèses sont placées en avant du muscle (cf.précédemment).
Durée de la convalescence et arrêt de travail : 10 jours minimum et plus selon votre type d’activité professionnelle.
Port du « conformateur » : Il est mis en place dès la fin de l’intervention ; le porter bien serré pendant 8 à 10 jours pour limiter le risque de remontée des implants (cf précédemment).
Port du soutien gorge : avis variable selon les chirurgiens, habituellement pas de soutien gorge avant 1 mois pour ne pas risquer de faire remonter les implants.
Les précautions
. immédiates ; limiter lla contraction musculaire quand l’implant est situé en arrière du muscle.
. secondaires : leur but est de diminuer le risque de rétraction de la loge sur la prothèse (coque) tout en limitant les effets de la pesanteur sur le sein :
Les seins et les implants doivent rester libres, mobiles non bloqués par le soutien gorge; ce dernier doit soutenir la glande mammaire sans exercer de pression sur l’implant ni le pousser vers le haut (lorsque le soutien gorge possède des armatures, choisir un bonnet suffisamment large pour que les armatures n’exercent aucune pression sur les prothèses)
Penser à mobiliser(en dedans, en dehors et en bas) à masser et à pétrir vos seins quotidiennement durant toute votre vie au cours de votre toilette par exemple (ceci d’autant plus que les implants sont situés devant le muscle).
Les complications
Précoces : Secondaires : - Les coques ou « capsulites rétractiles » : c’est la complication essentielle des prothèses mammaires. Peut-on supprimer le risque de coques ? non
- Remontée de l’implant : avec bombement du pôle supérieur du sein , essentiellement quand la prothèse est derrière le muscle . Re opérer tôt, avant 3 semaines et repositionner très simplement l’implant ;
- Hématome :
le soir même ou le lendemain : augmentation importante de volume avec douleurs; réintervenir immédiatement pour l’évacuer.
- Insensibilité des seins : Rare, transitoire, exceptionnellement définitive.
- Infection : enlever la prothèse et la replacer quelques mois après (++ préparation et aseptisation de la peau avant l’intervention)
- Elargissement des cicatrices : reprise si nécessaire
- Réactions inflammatoires avec gonflement d’un sein quelques semaines après l’intervention : souvent dues à une reprise trop précoce de l’activité musculaire avec des prothèses situées derrière le muscle; prendre des anti-inflammatoires, repos et patience.
- Rupture des prothèses :
. avec le sérum physiologique : percement habituel parfois précoce par usure sur un pli
. avec le silicone : par traumatisme brutal : exceptionnel ; par usure progressive et donc tardive : à éviter par un remplacement systématique de l’implant à péremption.
- Déplacement progressif de l’implant : En dehors, en bas ou en dedans , essentiellement quand l’implant est derrière le muscle ; éviter les contractions violentes répétées quand l’implant est derrière le muscle.
- Modification de la sensibilité de l’aréole : Parfois quand la cicatrice est sur l’aréole ou à son bord inférieur.
- elles peuvent survenir 10 jours après une intervention comme 10 ans après, les coques précoces sont plus dues à une réaction propre de la patiente alors que les coques tardives peuvent traduire une usure de la prothèse avec suintement du silicone. Elles peuvent survenir spontanément ou parfois lors d’un simple remplacement des implants.
Tous les stades peuvent se voir :
. simple diminution de la souplesse de la prothèse jusqu’à déformation, ascension et durcissement avec bombement du pôle supérieur du sein par remontée de la prothèse ; Elles ne sont pas douloureuses en général ;Elles peuvent être unies ou bilatérales .Leur fréquence est de 5 à10 % difficile à estimer et fonction de l’ancienneté de la prothèse : leur fréquence augmente avec le temps. elles sont plus fréquentes quand la prothèse est devant le muscle pectoral ; dans cette position les massages quotidiens à vie sont très importants pour leur prévention.
La coque est une contraction globale des tissus environnants sur la prothèse et ne doit pas être confondue avec de simples adhérences qui peuvent se faire dans la loge de la prothèse et que le chirurgien peut traiter par « Squeezing » c´est-à-dire par pressions manuelles sur la prothèse sans intervention chirurgicale.
Peut-on le diminuer ? oui par :
- utilisation de prothèses nouvelle génération (par diminution du suintement du silicone)
- prothèses texturées et non pas lisses
- position rétro musculaire quand indiquée
- massage et mobilisation des seins au long cours
- remplacement des implants avant leur usure
Peut-on savoir à l’avance qui va faire une coque ?
Non, mais certaines femmes font « coque sur coque » et dans ces cas il vaut mieux supprimer définitivement les prothèses. Il existe donc une disposition personnelle indiscutable.
Que faire quand on a une coque ?
Il n’y a pas d’urgence : si elle est suffisamment importante et gênante, il faut re opérer et changer la position des implants pour les placer dans un nouvel environnement, par exemple passer de la position pré-musculaire à la position rétro musculaire et parfois inversement avec souvent remplacement des implants.
Parfois l’ablation de la coque est aussi nécessaire ( c’est une membrane plus ou moins épaisse et rétractée qui entoure l’implant).
Autres complications :
Douleurs persistantes, thromboses veineuses ….
Les insuffisances esthétiques
- Insatisfaction due au volume : Tarifs : Augmentation mammaire par prothèses.
« trop gros », ou « trop petit »…. A éviter en réfléchissant bien au volume souhaité et en dialoguant de façon précise avec votre chirurgien avant l’intervention (apporter photos ….)
- Remontée immédiate de la prothèse :
avec bombement du pôle supérieur du sein à corriger par une nouvelle intervention. Cette remontée traduit parfois l’apparition d’une « coque » très précoce.
- Asymétrie persistante :
par différence de volume initiale des seins eux-mêmes ou par asymétrie du thorax (parfois plus creux ou plus bombé d’un côté) : la mise en place d’implants peut majorer cette asymétrie thoracique, parfois peu visible avant l’intervention.
Il ne faut pas hésiter à réintervenir. Une petite asymétrie n’est parfois pas évitable et doit être acceptée car le volume des implants évolue généralement de 20 en 20 cm3.
- Chute trop importante des seins :
avec bombement du pôle supérieur et parfois « double gonflement » au pôle inférieur, l’ancien sillon sous mammaire restant visible : un lifting du sein s’impose alors : c’est une « plastie mammaire » nécessitant d’effectuer des cicatrices sur le sein, autour de l’aréole, verticale au pôle inférieur et parfois horizontale sous le sein pour retendre la peau et la glande.