Lipoaspiration, Liposuccion.
Lipoaspiration, Lipolyse, Lipodissolution, lipotomie
Le but de toutes ces technique est de diminuer le capital graisseux .
La Lipoaspiration
Encore appelée liposuccion, microlipoaspiration, lipoplastie ...C´est la méthode reine, la plus éprouvée, la plus fiable, et la plus efficace.
Technique :
La meilleure technique est celle de la méthode originale qui a évolué et s´est miniaturisée au cours des années; Les autres techniques de lipoaspiration qui avaient voulu se montrer innovantes en utilisant les ultra sons ou les faisceaux laser se sont révélées moins performantes et moins sécuritaires et ne sont plus guère utilisées.
La microlipoaspiration consiste à décrocher la graisse avec une micro canule introduite par une petite incision; cette canule est munie de trous qui font office de micro râpe. L´aspiration fournie par une seringue ou mieux par une pompe permet d´évacuer la graisse ainsi mobilisée. Le chirurgien infiltre d´abord les zones à aspirer avec du sérum physiologique additionné d’un analgésique local et d’un vasoconstricteur ( pour limiter les douleurs et les hématomes et faciliter l’extraction de la graisse)
Une ou deux petites incisions de 2 à 3 mm sont nécessaires par zone à traiter, volontiers cachées dans un pli naturel (plis du genou, de l’aine…) ;
Les canules sont de petit diamètre : 2 à 4 mm de diamètre , parfois 5 mm pour les grosses surcharges.
La canule d´aspiration retire à chaque passage une « carotte » de graisse.
- Le bloc graisseux est ainsi transformé en une éponge, présentant de multiples micro tunnels et va se rétracter sur lui-même.
- Les vaisseaux et les nerfs sont respectés
- On aspire tous les plans régulièrement en rayons de roue à partir du point d´entrée, de la surface vers la profondeur ou inversement
- On peut pratiquer une aspiration croisée de la zone à partir de 2 incisions différentes pour plus de régularité ce qui évite l’aspect de « tôle ondulée ».
Il est toujours pratiqué en complément une lipoaspiration très superficielle de toute la zone traitée en passant très régulièrement la canule de liposuccion au ras du derme : le but est de favoriser l’apparition d’une fibrose rétractile sous cutanée qui permet d’améliorer encore la rétraction des tissus.
Toutes les zones du corps peuvent être aspirées
- menton - bassin
- cou - culotte de cheval
- aisselles - fesses
- bras - cuisses (en avant, en arrière, en dedans)
- ventre - genoux
- taille - mollets
- dos - chevilles
les zones les plus souvent traitées sont :
- chez la femme : culotte de cheval, cuisses internes, ventre, genoux.
- Chez l’homme : ventre et taille
A qui proposer une lipoaspiration ?
. Les Surcharges graisseuses localisées :
Dans ce cas, il n’y a pas de surcharge pondérale globale ;
Par exemple : le buste est mince, les mollets également et l’on a une grosse culotte de cheval … ce n’est donc pas de l’obésité.
Si on essaye de maigrir, il y aura peu de changement au niveau de la zone surchargée, par contre le reste du corps va souvent maigrir plus vite se qui va augmenter la discordance !
Ces surcharges sont souvent congénitales ( … « on naît ainsi »…)et apparaissent dès la fin de la puberté vers 12 ou 13 ans.
Il faut savoir que le nombre de cellules graisseuses est fixe à partir de la puberté : quand on grossit il n’y a pas de multiplication des cellules graisseuses mais augmentation de volume de chacune d’elles.
De ce fait, la lipoaspiration réduisant le capital adipeux c’est à dire le nombre des cellules graisseuses donne un résultat définitif et stable si la nutrition est équilibrée. (Volume des entrées caloriques identiques à celui des sorties).
. Les Surcharges graisseuses diffuses : l´obesité :
La lipoaspiration, qui s’adresse à des zones bien précises n’est pas le traitement idéal dans la surcharge diffuse.
Dans ce cas, il vaut mieux essayer de maigrir, (régimes, activité physique, aides médicamenteuses …). Les médecins nutritionnistes de la Clinique PHENICIA vous assisteront au mieux.
Cependant la lipoaspiration peut avoir sa place :
- comme « starter » en motivant le patient pour une prise en charge hygiéno diététique.
- En cas d’échec des régimes, en permettant d’améliorer fonctionnellement et esthétiquement les patients.
Avant l´intervention :
- Consulter un spécialiste de la lipoaspiration
- Respecter un délai de réflexion
- Ne pas prendre d’aspirine ni d’anti-inflammatoire dans le mois qui précède
- Faire les examens demandés : électrocardiogramme, bilan sanguin, examen doppler des veines des mollets…)
- En cas de stase lymphatique chronique : drainage lymphatique (15 jours à 3 semaines avant l’intervention, à raison de 2 à 3 drainages par semaine)
- Voir l’anesthésiste au moins 48 heures avant l’intervention (dernier délai légal)
- Acheter à la clinique une gaine de contention dont le modèle est choisi par les assistantes en fonction de votre taille et des zones qui vont être traitées et qui va être mis en place dès l’intervention terminée
- Douches à la Bétadine moussante la veille et le matin, cheveux compris en laissant agir 3 minutes le produit avant de le rincer.
- Faire un gommage complet du corps par une esthéticienne 3 jours avant. (ce qui supprime les squames cutanés et les microbes qu’ils renferment)
- Arriver le matin à la clinique à jeun depuis minuit (ni boire, ni manger, ni fumer).
Suites opératoires :
1°) Quelques inconvénients modérés :
Ne pas prévoir de voyage ni de « sorties » importantes avant 10 à 15 jours environ.
Les douleurs : à type de courbatures, pendant 3 à 8 jours, antalgiques si nécessaire.
Les ecchymoses : parfois absentes, d’importance variable, ont tendance à « descendre » sous l’effet de la pesanteur ; elles durent 15 jours à 3 semaines. Il faut prendre Arnica, Hémoclar crème…etc.
Les oedèmes : constants (des sérosités remplissent les tunnels crées et remplacent momentanément la graisse) ils apparaissent dès la fin de l’intervention ou le lendemain, et commencent à diminuer à partir du 10ème jour. Après une bonne amélioration leur atténuation est plus lente et leur résorption finale peut durer plusieurs mois (parfois 1 an !).
Ils sont améliorés par l’Extranase, la contention élastique +++, les drainages lymphatiques post opératoires ;
2°) Le port de gaine élastique de contention
Son rôle est capital :
En effectuant une compression la gaine élastique limite les oedèmes, les hématomes et équimoses et aide la peau à se rétracter
Durée : 3 semaines nuits et jours environ puis encore 3 semaines que le jour (c´est-à-dire que l’on l’enlève pour dormir).
Cette gaine doit être parfaitement adaptée à votre corpulence, aux zones traitées, à l’œdème post opératoire prévisible et sera au mieux choisie par les spécialistes qui vous la délivreront ; Une précaution : elle ne doit pas « faire garrot » au dessous du genou, au risque de favoriser une phlébite ; le port de bas antitrhombose assurant une contention des mollets est fortement conseillé pendant les premiers jours post opératoires.
3°) Les soins post opératoires :
- A réaliser par votre esthéticienne ou votre kinésithérapeute et à compléter par vous-même entre les séances en utilisant des crèmes désinfiltrantes (contenant des facteurs de diffusions).
a) Les drainages lymphatiques :
Au mieux par la méthode Vauder avec pompages ganglionnaires et pressions successives des tissus favorisant l’écoulement de la lymphe :
- à recommencer dès que possible
- rythme : en fonction de l’œdème, 2 à 3 séances par semaine
- durée : au mieux, tant que l’œdème persiste…
b) Les lissages cutanées :
Leur but est de rendre uniforme et homogène la rétraction des tissus graisseux et de la peau.
- ils sont manuels, par lissage à plat, dès que la sensibilité cutanée le permet ; en général vers le 10ème jour. A partir du 20ème jour et dès que la souplesse des tissus le permet, utiliser le palpé-roulé en complément.
- Un palpé-roulé mécanique (type cellu M6) peut-être utilisé prudemment à partir du 20ème jour.
Une rétraction non uniforme des tissus peut-être la cause de stase lymphatique localisée et d’irrégularités de surface.
Quelques questions
« Dois-je m’arrêter de travailler ? »
La durée de l’arrêt de travail dépend du type d’activité professionnelle et de l’importance de la lipoaspiration : prévoir en moyenne 1 à 4 jours.
« Quand verrai-je un résultat ? »
Les zones traitées commencent à dégonfler entre le 10ème et le 15ème jour.
Le dégonflement est rapide au début, plus lent ensuite.
Pour être « bien » pour la plage : avoir 2 mois devant soi mais parfois le dégonflement peut se poursuivre sur une année…
« Mon poids va-t-il beaucoup diminuer ? »
Au départ, la graisse retirée va être remplacée par des sérosités (oedèmes), la densité de celles-ci étant supérieure à celle de la graisse, votre poids peut augmenter les premiers jours. Par la suite, si vos apports caloriques sont équilibrés (entrées=sorties), votre poids va un peu diminuer.
Bien que le résultat sur le volume des zones traitées soit majeur (c’est un amaigrissement localisé), il ne faut pas s’attendre à de fortes diminutions de poids sur la bascule, car la graisse a une densité largement inférieure à celle de l’eau (elle est « légère ») ; pour avoir le même résultat sur le volume des zones traitées par un amaigrissement général, il aurait fallu une très forte perte de poids. A terme, avec un bilan énergétique équilibré, la perte pondérale est égale au poids du volume de graisse enlevé (1 litre de graisse pèse environ 600 gr).
« Dois-je faire un régime ? Avoir une activité physique ? Puis-je regrossir ? »
Il faut que votre bilan énergétique soit équilibré (entrées=sorties). Si c’est le cas, vos résultats vont rester stables.
Si par contre vous absorbez plus de calories que vous n’en dépensez, votre poids va augmenter, vous allez grossir uniformément, globalement, mais les zones préalablement lipoaspirées vont rester relativement stables, et moins grossir que les autres.
« Des retouches peuvent-elles être nécessaires ? »
Oui, rarement. La « matière vivante » a sa propre réactivité et bien que l’on aspire de façon tout à fait régulière et lisse avec des canules très fines, on peut toujours avoir un léger gonflement par stase lymphatique ou un léger creux par rétraction cicatricielle. Il faut cependant savoir attendre car tout rentre le plus souvent dans l’ordre après les séances de lissage et remodelage cutané ; quand on décide de faire « une retouche » c’est toujours après le 8ème mois post opératoire.
Lipolyse ,Lipodissolution hypoosmolaire, Lipotomie...
Ces techniques dangereuses pour la santé et interdites par le ministere de la santé ne sont pas pratiquées à la Clinique Phenicia.
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